Stabat Mater
Musiques de Giacinto Scelsi
près de la croix, en larmes,
tandis que son Fils était suspendu.
Infos et distribution
Œuvre
Infos et distribution
Stabat Mater
Oratorio de Giovanni Battista Pergolesi
Créé en 1736 à Pouzzoles, version originale
Musiques de Giacinto Scelsi
Three Latin Prayers pour chœur a cappella (1970)
Quattro Pezzi (su una nota sola) pour orchestre (1959)
Création du Grand Théâtre de Genève
Nouvelle production
Coproduction avec l’Opera Ballet Vlaanderen, le Teatro dell’Opera di Roma
10, 12, 13, 14, 15, 16 et 18 mai 2025 – 20h30
Durée : approx. 1h30 sans entracte*
Place non numérotée
Cathédrale Saint-Pierre
> Accès
Transports publics
N° 36 arrêt «Cathédrale» (bus)
N° 2, 7, 10, 12, 17, arrêt «Molard» (bus et tram)
Nos 3 et 5 arrêt «Palais-Eynard» (bus)
Parkings
«Saint-Antoine» et «Mont Blanc»
Chaises roulantes
Un accès chaise roulante se trouve au pied de la tour Nord, sur la gauche du bâtiment, à proximité immédiate d’une place de stationnement handicap et à environ 200 mètres de l’entrée principale.
DISTRIBUTION
Direction musicale Barbara Hannigan
Mise en scène, scénographie, costumes et lumières Romeo Castellucci
Dramaturgie Christian Longchamp
Collaboratrice artistique Maxi Menja Lehmann
Collaboratrice décors Paola Villani
Collaboratrice costumes Clara Straßer
Collaborateur éclairages Benedikt Zehm
Direction de la Maîtrise Magali Dami & Fruzsina Szuromi
Soprano Barbara Hannigan
Contre-ténor Jakub Józef Orliński
Ensemble Pomo d’Oro
Ensemble Contrechamps
Maîtrise du Conservatoire populaire de Genève
Avec le soutien de

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FAMILLE SCHOENLAUB
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Partenaire de l’art contemporain
FAMILLE ROLLAND
La scénographie et les images présentées sont placées sous la seule responsabilité des artistes. Elles n’impliquent en rien l’Église protestante de Genève.
*Durée mentionnée à titre indicatif et susceptible de modification
Œuvre
Le Grand Théâtre de Genève invite pour la première fois le metteur en scène italien Romeo Castellucci, pour une rencontre d’exception avec la soprano et cheffe d’orchestre canadienne Barbara Hannigan. Ceci pour un spectacle hors les murs et hors genre autour de la figure de Marie et du Stabat Mater de Giovanni Battista Pergolesi. Canon du répertoire religieux depuis sa création en 1736, deux mois avant la mort du compositeur, emporté à l’âge de 26 ans par la tuberculose, l’œuvre est écrite pour l’effectif traditionnel de deux voix solistes (soprano et alto) et un ensemble instrumental réduit. Elle est encore aujourd’hui au répertoire habituel du Vendredi saint, et a inspiré de nombreux compositeurs qui l’ont adaptée, révisée ou empruntée, de Bach à Hindemith. L’appellation de Stabat Mater correspond à l’incipit d’une séquence composée au XIIIe siècle et attribuée sans doute faussement au franciscain italien Jacopone da Todi. Le texte de la séquence évoque la souffrance de Marie lors de la crucifixion de son fils Jésus-Christ et est utilisé déjà chez Palestrina, de Lassus, Caldara ou Scarlatti.
Exclue de la liturgie dans la norme du Missel romain fixée par le Concile de Trente (1570), elle y a été réintégrée en 1727. Pour ce projet, le Grand Théâtre propose une dramaturgie musicale augmentée par des œuvres de l’un des plus grands compositeurs du XXe siècle, Giacinto Scelsi. Dans ses iconiques Quattro pezzi su una sola nota, il s’applique à rendre perceptible les vibrations et la profondeur du son. En effet, à la suite de plusieurs années d’hospitalisation, le compositeur (et poète) recentre sa technique d’écriture sur la texture et non plus sur l’art combinatoire. Cette composition-manifeste vaut ainsi à Scelsi une réputation de précurseur de la musique drone et de la musique minimaliste. Ses trois prières latines au caractère antiphonique et témoins de la fascination de Scelsi pour le chant grégorien, viendront parfaire le nouveau canon musical autour de ce Stabat Mater.
Célébré pour ses interprétations symboliques aux images léchées et son langage presque liturgique, l’homme de théâtre Romeo Castellucci a déjà revisité les plus grands classiques de la littérature et du répertoire musical, de Dante à Mahler. Considérant le rituel théâtral plus comme un art plastique que comme un art du texte, il peuple ses créations de visions faites de tableaux vivants. Sa démarche évolue entre la tradition picturale héritée de notre passé et la recherche du sens dans un monde taché de catastrophes humaines et naturelles. L’espace de la cathédrale Saint-Pierre de Genève donnera corps à ce projet autour de la mère du Christ et de la compassion qui est au centre de l’œuvre de Pergolèse. Les ensembles baroque et contemporain Il Pomo d’Oro et Contrechamps seront placés sous la direction de la célèbre Barbara Hannigan qui, de surcroît, chantera aux côtés du contre-ténor polonais à l’incroyable présence scénique, Jakub Józef Orliński.
Avant-goût
Podcast
Conception et voix : Charles Sigel
Réalisation : Samantha Kellerman
Stabat Mater à La Plage
Découvrez toutes les activités qui gravitent autour de la production.
Samedi 12 avril à 20h30
Institut Benjamenta
Hommage et découverte à la fois, CINÉOPÉRA propose une carte blanche à des personnalités du monde de l’opéra et du ballet qui hanteront notre maison au cours de la saison.
Pour ce dernier rendez-vous de la saison, les Cinémas du Grütli présentent Institut Benjamenta, The Quay Brothers, 105 min, 1995, un film sélectionné par le metteur en scène Romeo Castellucci.
Samedi 12 avril 2025 à 20h30
Aux Cinémas du Grütli
PLUS D’INFO
En partenariat avec

Jeudi 17 avril à 18h30
« Stabat Mater : douleur particulière ou universelle ? »
En mai 2025, la Cathédrale Saint-Pierre ouvre ses portes au Grand Théâtre de Genève et accueillera des représentations du Stabat Mater de Pergolesi, mis en scène par Romeo Castellucci et dirigé par Barbara Hannigan. À cette occasion, la paroisse protestante Saint-Pierre et le Grand Théâtre de Genève vous invitent à une table ronde, le 17 avril prochain sur le thème « Stabat Mater : douleur particulière ou universelle ? », au foyer du Grand Théâtre de Genève.
En quoi la douleur de Marie au pied de la croix entre-t-elle en résonance avec les nôtres ? Quelle est sa singularité ? Dans sa mise en scène du Stabat Mater, Romeo Castellucci prend résolument le parti d’universaliser et d’actualiser cette douleur, invitant chaque personne, homme ou femme, à s’identifier à cette mère qui pleure la destruction de ce qu’elle a de plus cher. Il fait ainsi de Marie une figure où les douleurs d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs, s’incarnent et se révèlent. Mais comment la douleur de Marie a-t-elle été perçue et interprétée au fil des siècles ? Si la représentation de la douleur d’une mère perdant son enfant semble symboliser le summum du désespoir, celle de Marie au pied de la croix, inséparable de la résurrection, n’ouvre-t-elle pas, malgré tout, une voie d’espérance ?
Jeudi 17 avril 2025
18h30 : ouverture des portes et apéritif
19h : début de l’événement
Fin autour de 21h
Entrée libre
Foyer du Grand Théâtre de Genève
Animation et modération : Matthias Wirz, journaliste RTS
Participants : Michele Bacci, professeur d’histoire de l’art médiéval (Université de Fribourg) ; Catherine Bollondi Pauly Infirmière spécialiste clinique en soins palliatifs & Présidente du Conseil d’Ethique Clinique (HUG) ; Romeo Castellucci, metteur en scène ; Christophe Chalamet, professeur de théologie systématique (Université de Genève) ; Javier Moscoso, professeur d’histoire et de philosophie des sciences (Conseil National Espagnol de Recherche) ; James Webb, artiste conceptuel
Organisation : Clara Pons, dramaturge et Sandrine Landeau, pasteure
Jeudi 24 avril à 18h30
Autour de Stabat Mater
L’ensemble genevois Les Argonautes est invité dans les murs de la cathédrale Saint-Pierre à répondre en clin d’œil au Stabat Mater de Giovanni Battista Pergolesi avec la cantate de Johann Sebastian Bach BWV 1083 Tilge, Höcheter, meine Sünden. Composée dans les années 1740, cette cantate, sur le psaume 51, pastiche et honore la musique du compositeur napolitain mort en 1736.
Direction Jonas Descotte
Jeudi 24 avril 2025
18h30 : accueil
19h00 : début du concert
CHF 25.-
Cathédrale Saint-Pierre
Avec
Soprano Lila Duffy
Alto Anthea Pichanick
Direction Jonas Descotte
Violons Ugo Gianotti, Marguerite Dehors
Alto Mathurin Bouny
Violoncelle Maguelonne Carnus
Contrebasse Benoit Beratto
Orgue Emmanuel Arakélian
Direction Jonas Descotte
Mercredi 7 mai à 18h30
Romeo Castellucci – L’Art doit blesser !
Depuis plus de trente ans, Romeo Castellucci façonne un théâtre et un opéra qui laissent une empreinte durable dans la mémoire et la chair du spectateur.
Son art ne console pas : il blesse, au sens fort du terme – une blessure esthétique, sensorielle, symbolique, qui devient pensée. En convoquant les grands textes, la peinture, la musique et la mécanique du plateau, il invente une langue scénique faite d’images, de sons, de silence et de présence.
À l’opéra, il ne cherche pas l’illustration, mais la révélation – celle d’un inconscient sonore et visuel. La mise en scène, pour lui, est un geste total, organique, radicalement vivant.
Avec Castellucci, l’art ne raconte pas : il fore et creuse les strates sensibles de notre humanité.
Une conférence de David Verdier en collaboration avec l’Association genevoise des amis de l’opéra et du ballet.
Mercredi 7 mai 2025
À 18h30
Au Théâtre de l’Espérance
> plan d’accès
Prix d’entrée :
Gratuit pour les membres de l’association, les Ami-e-s du Grand Théâtre et les jeunes de moins de 30 ans
Non membre : CHF 15.-
AVS et chômage : CHF 10.-
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Crédits photos
Photo d’illustration © GTG / Diana Markosian
Stabat Mater © GTG / Monika Rittershaus
